Le «Kolektif Jénès Gwadloup» a rendu la parole aux jeunes

Les Nouvelles Etincelles commence dans ce numéro,la première partie du rapport rendu par le “Kolektif Jénès Gwadloup”après lesEtats généraux de la jeunesse organisés le 24 juillet 2013.

PRÉSENTATION ET OBJECTIF DU KJG

Le 18 juin 2013, une histoire com- mence, c'est celle du Kolektif Jénès Gwadloup KJG. Des jeunes qui se veulent être des porteparoles d'une jeunesse dont la présence est forte sur l'île. Une jeunesse dynamique, engagée et qui souhaite créer son avenir . Des jeunes déjà membres d'associa- tions pour la plupart, ont cons- cience des difficultés de notre département et souhaitent trouver des solutions pour améliorer les conditions de vie. Le KJG, c'est un rassemblement de personnes physiques et morales désirant faire entendre la parole de la jeunesse. Représentez-vous un porte-voix, un écho, une résonance, et vous sentirez la force du KJG. Un «kolektif» qui se met au service de la jeunesse afin de faire valoir ses idées, ses envies et ses inter- rogations quant à la société guadeloupéenne d'aujourd'hui. Le KJG défend des valeurs telles que: l'espoir en l'avenir de la jeu - nesse, l'engagement libre et non partisan et enfin l'épanouissement. Le KJG a d'ailleurs pour slo - gan : «La jeunesse est une force et non une faiblesse». Force qui l'anime et qui la fédère autour de mêmes objectifs. Les objectifs principaux étant de créer et pérenniser l'espace d'é - changes productifs entre jeunes et de valoriser les acteurs et les initiatives en lien avec la jeunesse. Un rassemblement de jeunes engagés afin qu'ils s'expriment et s'affirment dans une société qui tend à s'inscrire au sein d'un monde globalisé. La concrétisation de ces valeurs et objectifs a donné naissance au «Bik à Jénès» (BAJ) qui invitait à venir s'exprimer à l'occasion d'une rencontre au Palais des Sports du Gosier sur des sujets d'actualités. Un rassemblement de jeunes afin de porter la parole de la jeunesse, son dynamisme et témoigner de l'intérêt qu'elle porte à son île. Une journée qui s'organisait sur deux volets : une matinée tables rondes avec des ateliers organisés par thèmes. Dans l'après-midi, s'est tenue une assemblée plénière durant laquelle des thématiques de société ont été abordées et qui a permis à tout un chacun de faire valoir ses idées et ses opinions durant l'échange. La différence étant une richesse, il était nécessaire que cette mani - festation se fasse en présence de l'ensemble des jeunes guadelou - péens. Cette rencontre devait permettre d'interagir sur des questions de société afin que nos discussions aboutissent à de réelles prises de décisions. Les jeunes guadeloupéens pouvaient dès lors s'exprimer quant à leurs attentes par rap - port à nos politiques, aux moyens mis en œuvre sur le département et aux actions menées pour l'amélioration de la qualité de vie. C'était l'occasion de donner de la visibilité et un temps d'expression à une jeunesse qui souvent se sent délaissée et enfermée dans des stéréotypes générés par notre société. Le «Bik à Jénès» avait également pour fonction de renouer le dialogue entre les jeunes et les adultes et permettre ainsi de réduire le fossé généra - tionnel qui chaque jour se creuse un peu plus. Nous avons choisi le nom de «Bik à Jénès» car nous voulions que chacun se sente concerné, que chacun s'y sente accueilli, comme chez lui, afin de venir discuter au sein d'une mêmefamille. Ayant envisagé la récupération de la parole de la jeunesse sous forme de débat, nous nous som - mes posé la question de savoir comment l'organiser. Comment gérer les flux de parole afin de les restituer avec le plus de cohérence et d'authenticité possible. Nous avons convenu de ne pas brider la parole le jour J, de ne pas enfermer les débats dans des thèmes mais plutôt de dégager des problématiques pour guider la parole, frac - tionner et organiser le temps du débat. Puisque des événements similaires avaient donné lieu au Projet Guadeloupéen de Société (PGS), nous avons donc déterminé six thèmes déjà présents dans le PGS autour desquels nous pourrions faire tourner le débat. (L'une des finalités du BAJ sera d'ailleurs d'apporter la contribution de la jeunesse au PGS).

A suivre…