Les retraités de Guadeloupe se mobilisent contre les mesures d'austérité du gouvernement

D ans le cadre de l'action nationale revendicative des retraités de France du 3 juin 2014, l'Union locales des retraités CGTG, présidé par M. Florentin Galvani, accompagné de M. Gérard Cosnefron, Secrétaire de l'ULR-CGTG, la Sections locale des retraités F.G.R- FP Guadeloupe, représenté par son Secrétaire, M. Monnin Georges ; La Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique représentée par Mme Eliane Paul-Di V incento, aussi Secrétaire académique des Retraités du SNES-FSU (Syndicat National des enseignants du secondaire) ont organisé conjointement une conférence de presse pour dénoncer les injustices que subissent les retraités mais en même temps, saisir l'occasion pour éveiller la conscience des autres retraités qui ne sont pas organisés au sein d'un syndicat pour défendre leurs acquis. Les organisations se mobilisent pour obtenir une meilleure répartition des richesses. Elles aspirent à un système plus égalitaire car , les retraités les plus nombreux, sont ceux qui perçoivent les plus petites pensions qui oscillent entre 300 et 700 euros. Leur combat c'est aussi pour obtenir un Smic à 1500 euros. Dans la même foulée, les organisations réclament la suppression des franchises qui diminuent leur pouvoir d'achat. Elles réclament une chasse rigoureuse au dépassement des honoraires des professionnels de santé. Elles sont dans l'attente d'une loi d'adaptation sur le vieillissement qui est sensée prendre en compte leur situation sociale réelle. Les séniors syndiqués, appellent de leurs vœux, l'application d'uneTV A (T axe sur la V aleur Ajoutée) plus raisonnable. Dans cette démarche, même les exilés du Bumidom sont pris en compte car, il ressort que la plupart vivent avec des pensions demisère. Les retraités pointent du doigt l'état de délabrement de certains hôpitaux et de certains centres de santé dont les services laissent à désirer . Les syndicalistes invitent nos élus politiques et l'ARS (Agence Régionale de Santé) à créer des établissements spécialisés moins coûteux, de manière à être accessibles financièrement à tous et pour faire face au vieillissement de la population. Comme dans certaines communes de l'hexagone, les séniors souhaitent que se développent des services indispensables à la personne âgée tels que le transport dans les communes et sections reculées du pays. Parmi les autres revendications, figurent la mise en service d'une carte de transport à tarif réduit, un tarif adapté pour l'électricité, l'eau et le téléphone. Selon les organisations, il est plus que temps que tous les retraités guadeloupéens fassent bloc car, ils doivent craindre l'arrivée d'autres attaques sur le peu qu'ils perçoivent. De même, les responsables syndicaux dénoncent l'allongement de la durée du temps de travail. Selon Mme Eliane Paul-Di Vincento, on avait proposé que les années d'études des jeunes seraient pris en compte pour la retraite, pour le moment c'est le silence total sur le sujet. Les syndicats dénoncent la publicité qui est faite autour du minimum vieillesse, plafonné à 1200 euros, accompagné d'une batterie de conditions pour en bénéficier, lesquelles ne sont pas remplies par la grande majorité de ceux qui sont dans la misère. Autrement dit, très peu de retraité en bénéficient. D'après Mme Paul-Di Vincento, la première attaque contre les pensions a été portée par le gouvernement de M. Edouard Balladur en 1986. Selon les statistiques, 52 000 retraités du secteur privé sont concernés. Après les attaques du secteur privé vain le tour du secteur public. On ignore pour le moment les chiffres de la fonction publique. En 2009, M. Sarkozy avec son gouvernement, a taxé les mutuelles, qui ont à leur tour fait répercuter l'augmentation sur leurs adhérents. Depuis, les gens ont vu disparaitre nombre d'avantages qu'ils ont décroché de grandes luttes sociales. Interrogés sur le nombre infime de retraités mobilisés, il semblerait que les retraités de Guadeloupe resteraient accrochés à leurs anciennes associations ou à leur comité d'entreprise, ce ne sont pas des organisations revendicatives mais festives. La modernisation des moyens de communication à elle aussi une responsabilité dans la démobilisation des anciens salariés, car, elle a changé leurs habitudes. Les anciens salariés ne viennent plus au syndicat se faire aider pour remplir leur dossier de retraite, car, tout leur est adressé parcourrier , télécopie et internet. Le constat qui est fait, c'est que les retraités estiment avoir déjà beaucoup donné et que maintenant, ils estiment qu'ils doivent vivre comme bon leur semble. La crise du système économique capitaliste fait qu'aujourd'hui, les retraités deviennent des cibles potentielles pour les dif férents gouvernements qui sont à la recherche de ressources, car , dans le même temps, le nombre d'actifs diminue. Fait paradoxal, les retraités de Guadeloupe passent presque inaperçus alors qu'ils font leur apparition à chaque 1er mai dans les rues avec leurs anciens collègues ou durant la période intense des élections de proximité telles que les municipales ou encore durant le carnaval. On les retrouve surtout dans des manifestations festives. Selon une syndicaliste, ce sont des moments où ils ont l'impression d'exister, car, on s'occupe d'eux, on vient les chercher pour battre la campagne électorale chaque soir . Ils discutent, boivent et mangent, ils se sentent utiles. Les syndicats des retraités ne désespèrent pas, ils lancent un appel, même à ceux qui travaillent et qui se rapprochent de l'âge de la retraite, à venir les renforcer pour faire reculer le gouvernement danssa politique d'austérité et protéger ce qui peut encore l'être.